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2e chambre

Publié : 05 nov. 2024 10:34
par Xayer Frost-Wolf
La deuxième chambre commune est spartiate et sans âme, avec des meubles en métal peu accueillants et des murs peints en blanc terne. Les petites portes qui relient les chambres sont voilées de poussière et grincent de manière inquiétante lorsqu'on les ouvre, ajoutant une touche sinistre à l'ensemble de l'endroit.

2e chambre

Publié : 20 janv. 2025 13:23
par Mia
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Mia monta les escaliers de pierre froide qui semblait capter le moindre reflet projeté des fenêtres. À l’extérieur, la tempête de neige était maintenant bien présente et baignait toute la surface visible d’un blanc cotoneux qui rendait tout déplacement, pour ceux qui n’était pas Blizien de naissance, vraiment compliqué. Ils risquaient de se perdre, de mourir gelé, ou de tomber dans une crevasse qui menait au cœur de Bliza. Ce n’était pas un temps à venir visité la planète de glace. Pourtant, cela réjouissait la mercenaire. C’était la météo parfaite pour se promener plus où moins incognito, les ombres était plus large et plus obscure.

Délaissant le spectaculaire paysage glaciaire, Mia reprit sa progression d’un pas régulier qui la mena dans les couloirs qui contenait les chambres. Elle en prit une au hasard et poussa la porte avec assurance. Le décor austère et minimaliste ne la gênait aucunement et elle se dirigea aussitôt vers une porte située un peu plus loin après avoir poussé le verrou. Chaque pas, elle se départissait d’un vêtement qu’elle laissait tomber en flaque sanglante au sol jusqu’à arriver à la salle de bain où elle déposa son épée sur le côté du lavabo. Sans jeter un regard à l’immense miroir qui bordait tout un coin de la pièce d'aisance, Mia se dirigea vers la douche qu’elle ouvrit en grand pour chasser les tâches vermeilles qui maculaient son visage et une partie de sa poitrine. Lorsque l’eau qui s’accumulait dans la cuve passa du rouge au limpide, la Blizienne arrêta l’eau et s’essuya tout en planifiant la suite de son plan. Protégé Bliza, oui… Mais avec quelle arme et quelle armée? La planète de glace disposait bien de guerriers, mais seraient-ils à la hauteur en cas d’attaque?

Nue devant la glace, la jeune fille sortit un lien de cuir d’une armoire située au dessus du lavabo et elle rassembla ses cheveux blanc neigeux sur sa nuque pour ne pas mouillé ses vêtements et elle tira une chemise noire de la pile de vêtement. Elle mit le haut moulant qui laissait son ventre à découvert sans que cela ne la gêne le moindrement et elle enfila un pantalon moulant qui enserra ses hanches étroites avant d’entreprendre de lacer ses bottes hautes et pratiques par-dessus ses cuissards longs. Confortablement vêtue, elle remit son armure chatoyante et rattacha son épée à sa taille avant de sortir de la salle de bain en délaissant vêtements sales et tâches d’hémoglobine un peu partout. Elle ouvrit la porte de la chambre et gonfla ses poumons avant de hurler un seul et unique nom qui se répercuta sur toute l’étage de chambre et même fortement au-delà:

–LOÏC!

La commandante rentra la tête et referma la porte de sa chambre avant de pivoter pour attendre le prénommé. Lorsqu’elle arriva au pivot du 180 degré, elle n’était plus seule dans la chambre. La porte menant au balcon de la chambre était ouverte, laissant entrer de forte rafale saturée de gros flocons de neige à l’intérieur de la pièce, balayant les rideaux qui fouettait le cadrage avec fureur. Nullement impressionné par l’entré de l’homme qui la suivait comme son ombre, Mia croisa les bras et alla appuyé sa hanche avec nonchalance contre la commode, juste en face du jeune homme aux cheveux blanc et à la forte stature qui se trouvait appuyé les bras croiser pour faire saillir ses gros muscles de mercenaire. Son œil droit était fermé par une longue cicatrice, mais elle savait très bien qu’il ne fallait pas s’y laisser attendrir… Les faibles ne perduraient pas bien longtemps parmi les mercenaires.

Ne se formalisant pas du grognement émis en guise de salutation, Mia alla droit au but:

–Monte-moi une armée. Les gardes du château ne sont pas suffisamment nombreux pour bien protéger Bliza. Part chercher Alarick, je vous veux tous les deux comme commandants.

Le regard de Loic se durcit, et celui de Mia se fit aussi froid et glacial qu’une lame de glace. Elle s’attendait à une résistance.

–Pff, tu sais bien que je ne prends pas de faiblard du palais sous mes ordres. Ont est des mercenaires, Mia, pas des chien-chiens de l’empereur.

Aussi vite qu’il en fallut à loic pour parler, Mia avait déjà sortie une lame de jet de sa manche, la petite lame mortelle c’était profondément planter à un centimètre du visage du mercenaire, si près qu’une de ses mèches blanches reposait dorénavant sur la commode, trancher net.

–Tu sais qui je suis. Je suis Mia frost, soeur du 4iem empereur de Bliza.

Ses pupilles se contractèrent pour ne plus former qu’une fine ligne reptilienne.

–Je suis également la mercenaire qui t'a arraché cet œil, alors si tu tiens au deuxième, je te suggère fortement de ne pas oublier à qui tu t’adresse. Tu seras sous tes propres ordres, comme maintenant, mais tu me dois toujours le respect que je t’ai arraché.

Mia se calme avant de prendre une voix mortellement doucereuse:

–Je te demande seulement d’aller chercher Alarick par la peau du cul s’il le faut. N’oubliez pas ce que vous devez à Bliza. Je te laisse tabasser ceux que tu veux sous tes ordres, tant que les autres mercenaires comprennent bien leurs missions et à qui ils doivent allégeance.

Loic, stoïque face à la froideur de celle qu’il reconnaissait comme la mercenaire et non pas la soeur du nouvel empereur, laissa glisser un petit rire sinistre, connaissant déjà la réponse à sa prochaine question:

–Et si les mercenaires refusent de ployer le genoux devant sa majesté l’empereur 4iem du nom?

Mia eut un sourire ravageur et léger, sauvage. Son regard c’était mis à briller d’un éclat de joie presque enfantin alors qu’elle répondit avec enthousiasme:

–Alors dis-leurs que je vais me déplacer moi-même pour leur faire lécher le plancher que mon frère à frôler.

L’éclat de rire de Loic perdura longtemps dans la chambre après que ce dernier ait quitté la pièce par là où il était venu. Cela fait, Mia pivota et prit une sortie plus traditionnelle pour se diriger vers l’extérieur du château. Maintenant que son plan était en branle, il ne lui restait plus qu’à continuer sur sa lancée et c’était beaucoup plus stimulant que d’être assise sur un trône inconfortable.


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